ÉDUCATION EN AFRIQUE ET L’OUTRE-MER : LA PLACE DE LA DIGITALISATION

La pandémie du coronavirus a permis de comprendre à quel point la digitalisation a du mal à gagner du terrain dans le secteur éducatif en Afrique. Plusieurs milliers d’enfants, du fait de la COVID-19, se sont retrouvés à la rue alors que sous d’autres cieux, la solution à la difficile équation de cette pandémie a été la digitalisation. Du coup, l’UNICEF ( Fonds des Nations Unies Pour l’enfance ), l’UNESCO ( Organisation des Nations Unies pour l’éducation, la science et la culture ) et nombre d’autres structures en charge de l’épanouissement des jeunes sont toujours à la recherche des solutions à apporter à l’Afrique et l’Outre-mer, deux régions du monde qui, en matière de digitalisation, ont pris un énorme retard.

Quelques chiffres sont suffisants pour mesurer l’ampleur du retard pris par l’Afrique et l’Outre-mer dans le secteur éducatif, depuis que la pandémie du coronavirus dicte sa loi.

Le nombre d’heures perdues par les enfants du monde entier depuis le début de cette pandémie en mars 2020 est évalué à 1800 milliards. Ce chiffre, baptisé par l’UNICEF (Fonds des Nations Unies pour l’enfance), un « manque à savoir », a été rendu public pour mettre en lumière la gravité du problème que subissent les écoliers touchés en Afrique par la COVID-19.

Dans la même lancée, l’UNESCO (Organisation des Nations Unies pour l’éducation, la science et la culture) estime à 24 millions d’enfants déscolarisés en 2020 à cause de la même pandémie.

Du coup, les élèves les plus vulnérables ont purement et simplement été renvoyés dans les rangs de l’économie informelle pour aider leur famille à survivre.

Ces chiffres et bien d’autres sont de nature à prouver l’impact du coronavirus sur l’éducation des enfants dans les zones comme l’Afrique où le coronavirus a contraint les sociétés les plus modernes à s’inscrire à l’école de la digitalisation.

UN BESOIN DE CONNECTIVITÉ EN AFRIQUE ET L’OUTRE-MER

En tout état de cause, l’urgence s’impose en Afrique et l’Outre-mer de digitaliser le secteur éducatif. Le fait est d’autant plus urgent que sans cette connectivité, l’éducatif va toujours s’y heurter à la fracture numérique.

Quelques initiatives sont déjà prises en ce sens. Ça et là, tout le monde salue l’initiative GIGA créée par l’UNICEF et l’UIT (Union internationale des télécommunications), dont l’objectif est de connecter tous les établissements scolaires à l’horizon 2030.

Pour l’instant, il y a encore très loin de la coupe aux lèvres. Et pour cause, malgré les efforts entrepris pour accélérer le processus de digitalisation de l’Afrique en général et du secteur éducatif en particulier, seulement 72 % de la population africaine détenaient un téléphone portable en 2020.

Les mêmes sources chiffrées renseignent sur le fait que seulement 58 % avaient accès à la 4G et 76 % à la 4G. En zones rurales, 27 % ont encore du mal à se connecter. C’est dire si l’Afrique est à des années-lumière d’être déjà sortie de l’auberge quand il s’agit de digitalisation. Normal donc que l’éducation de ses enfants en prenne un grand coup.

Cyrille Kemmegne

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