AFRIQUE-CARAIBES : LES RETOMBÉES ÉCONOMIQUES DE L’INVESTISSEMENT DES JEUNES DANS LE DÉVELOPPEMENT

Les moins de 30 ans, représentent près de 60% des citoyens des deux régions et un atout en matière d’investissement économique. Il en sera question au 2è Salon des Produits et services inspirés de l’Afrique et de l’Outre-mer, les 1 et 2 juillet, à Douala au Cameroun.

Cette jeunesse ne manque pas d’atouts, bénéficiant d’une formation nettement meilleure aujourd’hui. Rien d’étonnant, dès lors, que ces jeunes embrassent l’entrepreneuriat et deviennent un potentiel non négligeable pour l’économie.

Déjà plus de 130 opérations de financement !

Dans sa livraison en ligne du 5 mars 2022, l’hebdomadaire panafricain JeuneAfrique consacre un article à l’essor des jeunes pousses africaines à l’échelle internationale, s’appuyant sur le rapport 2021 de Partech Africa selon lequel « les activités de l’écosystème de la tech africaine en 2021 ont doublé et les montants investis ont triplé par rapport à 2020. Le continent connaît la croissance la plus rapide au monde et a attiré deux fois plus de « chasseurs » d’opportunités avec 891 investisseurs ayant fait preuve de plus d’engagements sur le marché ».

Les jeunes africains développent plus facilement la capacité d’entreprendre en se lançant dans la promotion de l’économie numérique notamment via la téléphonie mobile, environ 700 millions d’habitants possédant un smartphone dans la région, ils profitent des nombreuses applications et leurs services.

Surtout, les jeunes africains bénéficient généralement des mesures d’accompagnement mises en place par les gouvernements pour encourager la recherche et l’innovation scientifique et technologique, ainsi que l’appui financier des entreprises privées.

1 milliard d’euros pour l’initiative Boost Africa

Depuis son lancement en novembre 2016, Boost Africa a permis de soutenir des investissements à fort impact effectués sur tout le continent par des partenaires de capital-risque situés à Dakar, Abidjan, Nairobi, Lagos et Tunis. 75% des investissements globaux ont destinés à des jeunes entrepreneurs innovants notamment dans des filières aussi différentes que l’agro-industrie, la technologie financière, le commerce électronique et la cybersécurité, alors que les femmes bénéficient de plus de 50 % des nouveaux emplois des entreprises concernées par Boost Africa. 

Quant au laboratoire de l’entrepreneuriat et de l’innovation de la Banque africaine de développement, en charge de l’assistance technique offerte au titre de Boost Africa, il a accompagné 1 080 organisations professionnelles et formé 3 267 dirigeants d’entreprise de 32 pays africains. Le nouveau financement de l’UE pour la tranche de second rang s’inscrit dans le prolongement des apports de 70 millions d’EUR de la BEI et de 50 millions d’EUR de la BAfD au moment de la création de Boost Africa il y a quatre ans. 

On estime que Boost Africa mobilisera plus de 1 milliard d’EUR d’investissements globaux grâce à des financements supplémentaires fournis par des partenaires de fonds publics et privés tiers, ainsi qu’à des financements levés par les bénéficiaires finals.

Dans les Caraïbes, la Banque européenne d’investissement, (BEI) qui gère la facilité d’investissement ACP, un fonds renouvelable mis en place dans le cadre du mandat de Cotonou, apporte son soutien financier aux femmes et aux jeunes dans divers domaines.

Les retombées économiques de l’investissement des jeunes en Afrique et dans les Caraïbes sont donc au cœur du développement des deux régions. Comment en mesurer l’impact dans la vie quotidienne des citoyens ? 

Réponse les 1 et 2 juillet 2022 lors du 2è Salon des Produits et services inspirés de l’Afrique et de l’Outre-mer, à Douala, poumon économique du Cameroun.

 

Jean-Célestin Edjangué

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